RÉSUMÉ PROCÈS avril-juillet

Publié: juillet 14, 2013 dans Uncategorized

Lors de l’audience du 9 avril 2013, la juge a décidé de disjoindre les affaires de Christian et de Sonja : les problèmes de santé de Christian ne lui permettent pas de suivre le procès. Pour autant, les poursuites contre lui ne sont pas abandonnées.

Sibylle, qui avait déjà été convoquée devant la cour en octobre et condamnée à une amende pour refus de témoigner, a dû se présenter à nouveau ce 9 avril. Au début des années 1980, Sibylle avait été condamnée lors de son propre procès sur la base des déclarations extorquées sous torture à son ex-compagnon Hermann Feiling. Elle refuse d’être à nouveau confrontée à des déclarations obtenues de la sorte et qui ont été démenties par Hermann. Elle refuse donc de témoigner.

La juge utilise alors la procédure du « beugehaft » qui permet d’envoyer un témoin en taule pendant six mois pour le contraindre à parler. Sibylle est menottée pendant l’audience et emmenée directement à la prison de Preungesheim. La même prison où Sonja se trouve en quartier de sécurité renforcée.

La déclaration de Sibylle est disponible ici :

https://solizorn.wordpress.com/2013/05/30/declaration-de-sibylle-s/

Tandis que c’est désormais la libération de Sonja et de Sibylle qu’il faut exiger, les audiences se poursuivent. Des pièces ne sont pas fournies à la défense, des flics continuent à se succéder pour faire étalage de leur amnésie, à bout de ressources la juge fait témoigner un journaliste du taz qui ne veut rien déclarer de plus que ce que contient son article. Et la citation d’Hermann Feiling comme témoin reste le point crucial pour elle.

Fin mai, un médecin, le Dr Haag, est appelé à se prononcer sur la compatibilité de l’état de santé d’Hermann avec une citation devant la cour. Il s’avère que ce médecin n’a aucune formation en traumatologie, qu’il n’a pas lu le dossier médical et qu’il n’a pas vu Hermann (Hermann refuse d’être ausculté, évalué par quelqu’un qui n’a aucune compétence pour apprécier son état). Jusqu’au début du mois de juillet, l’accident et le traumatisme subis par Hermann, son état de santé actuel et les conséquences qu’aurait le fait de lui faire revivre ses quatre mois de torture sont au centre des débats.

Malgré l’avis de spécialistes en traumatologie et malgré le manque de compétence flagrant du seul médecin qui se prononce pour la citation comme témoin, la juge a décidé qu’Hermann devait se présenter le 6 août.

Non seulement il est passé outre l’état de santé d’Hermann, non seulement l’épreuve traumatique est niée, mais en plus reprendre les déclarations d’un témoin obtenues sous torture est une légitimation de la torture ! Pourquoi les flics se priveraient-ils désormais de torturer allègrement si toutes les déclarations obtenues de la sorte peuvent servir lors des procès ?

La juge Stock a déjà fait l’objet d’une mise à l’index pour avoir légitimé l’usage de la torture dans une autre affaire. Ses convictions n’ont pas flanché pour autant.

wirdie

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