RÉSUMÉ PROCÈS septembre-octobre 2012

Publié: octobre 22, 2012 dans Uncategorized

Le 21 septembre, le procès s’est ouvert sur la lecture des requêtes en récusation des juges, déposées par la défense, qui met en cause la partialité des juges. L’un des avocats de Christian s’est concentré sur le fait que le témoignage d’Hermann Feiling a été acquis par la torture et qu’à ce titre aucun débat ne peut avoir lieu sur la base de ces déclarations. L’un des avocats de Sonja s’est quant à lui concentré sur l’irrecevabilité des déclarations contradictoires (et reconnues non fiables lors d’un autre procès) du repenti notoire Hans-Joachim Klein.

1er octobre, deuxième jour de procès. Après lecture du rejet de la requête concernant la capacité à comparaître de Hermann Feiling et l’interrogatoire d’identité, la cour a tenté de lire l’acte d’accusation qui contient des indications erronnées : en effet Gabrielle Kröcher-Tiedemann (aujourd’hui décédée) est présentée comme ayant fait usage de son arme lors de la Conférence de l’OPEP, alors qu’elle a été acquittée en 1990 de ce chef d’inculpation lors de son procès. Cela remet en cause l’acte d’accusation contre Sonja qui est accusée de « complicité » avec cette militante. Grossière manœuvre du tribunal qui suspend la séance.
Puis la séance reprend et Hartmann, avocat de Sonja, demande que ce procès illégal prenne fin et que Sonja soit immédiatement libérée. Un nouvel acte d’accusation doit être rédigé.
Le même jour, la compagne de Hermann Feiling, qui avait été jugée en 1982, est appelée à témoigner. La juge entend distribuer le jugement de l’époque mais la défense s’y oppose, car il influencerait la cour, et en particulier les jurés (qui assistent au procès aux côtés de la cour). La défense remet en cause ce document. Arrêt de la distribution.

5 octobre, troisième jour de procès. Des problèmes pratiques empêchent l’audience : salle inaccessible pour les fauteuils roulants et panne du système de sonorisation (le public est séparé de la salle d’audience par des vitres). L’audience devant être publique, la séance est levée.

9 octobre, quatrième jour de procès. Hermann Feiling est convoqué pour ce jour, mais en raison de problèmes de santé, Feiling n’est pas en mesure de se présenter. La défense avait demandé que soit examinée la capacité à témoigner de Feiling. La cour avait refusé cette demande.

En parallèle, l’idée fait son chemin dans la presse que ce procès n’est pas légitime au vu des conditions des interrogatoires lui servant de base.

12 octobre, cinquième jour de procès. La compagne de Feiling, S., est appelée à comparaître comme témoin. Elle a déjà été condamnée à 18 mois de sursis au début des années 80, sur la base des déclarations extorquées sous torture à Feiling. Par la suite, elle a demandé un nouveau procès, qui n’a jamais eu lieu. Elle refuse donc de témoigner. La cour la menace d’une peine de six mois de prison. La salle réagit vivement à cette menace et se lève. La juge demande un relevé d’identité de l’une des auditrices. Intervention de la police. Un délai d’une semaine de réflexion est laissé à S. pour qu’elle se décide à comparaitre et ne pas être condamnée à de la prison ferme.

16 octobre, sixième jour de procès. Annulé en raison de l’état de santé de Christian.
19 octobre, septième jour de procès. Annulé en raison de l’état de santé de Christian.

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